Le PDG de Pfizer refuse de répondre au Parlement européen

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Le portail d’information Politico – destiné aux élites politiques et économiques – a révélé le 5 décembre 2022 qu’Albert Bourla, CEO de Pfizer, a décliné une invitation à venir s’expliquer devant la commission Covid du Parlement européen. Motif: l’entreprise n’avait pas de nouvelles informations à partager. Tout laisse à penser que la véritable raison de son refus est qu’il ne souhaite pas devoir répondre à des questions difficiles concernant des échanges de sms avec la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen juste avant la signature des contrats avec l’UE.

Récidiviste

Le directeur général de Pfizer, Albert Bourla, a une nouvelle fois refusé de témoigner devant la commission spéciale du Parlement européen. Cette décision, qui peut passer pour de l’arrogance ou une fuite de ses responsabilités, fait suite à un premier désistement en octobre. « Depuis l’audience Covid d’octobre, nous n’avons pas d’autres informations à partager avec le comité, et nous déclinons donc respectueusement l’invitation à revenir sur ces questions », indique la lettre du PDG datée du 2 décembre.

Échapper aux questions difficiles?

M. Bourla s’était déjà désisté lors d’une audience de la commission en octobre, où il devait répondre à des questions difficiles sur la manière dont les accords secrets sur les vaccins ont été conclus. Cette session faisait suite à un rapport d’audit sur la stratégie d’approvisionnement en vaccins de l’UE, qui soulevait de nouvelles questions sur les contacts entre le PDG et Ursula von der Leyen, qui ont précédé la signature d’un contrat de dizaines de milliards d’euros.

Un aveu après l’autre

Lors de l’audition du 10 octobre, la présidente des marchés internationaux de Pfizer, Janine Small, a fait face à des questions répétées de la commission sur l’absence de Bourla. Elle a également répondu à des questions sur les négociations de contrats et sur les vaccins eux-mêmes, dont celle de l’eurodéputé néerlandais Robert Roos qui demandait si le vaccin avait été testé pour sa capacité à prévenir la transmission avant d’être mis sur le marché. La réponse négative de Janine Small a créé un véritable tollé médiatique. C’était en fait l’aveu que l’argument principal donné à la population pour qu’elle se vaccine était un mensonge. Covidhub.ch avait détaillé ces faits dans un article.

La commission Covid insiste, Pfizer aussi

Le 28 octobre 2022, estimant que la présence d’Albert Bourla était indispensable pour creuser certaines questions restées sans réponses, la commission Covid lui a lancé une deuxième invitation. « En tant que présidente de la commission Covid, je regrette profondément le refus du Dr Bourla de discuter de cette question avec les membres du Parlement européen » a déclaré Kathleen Van Brempt. En tant que colégislateur du budget européen, le Parlement est en droit d’obtenir une transparence totale sur les modalités de ces dépenses et les négociations préliminaires qui y ont conduit. »

Transparence à laquelle Pfizer ne semble pas vraiment tenir, justifiant la décision de son PDG via un porte-parole en ces termes: « Pfizer a apporté sa contribution à la commission spéciale sur la pandémie de Covid-19, et au Parlement européen au sens large, alors qu’elle cherche à comprendre et à tirer les leçons de la réponse à la pandémie « .

Références:

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