Canada : les comptes personnels des camionneurs et de leurs soutiens pourront être bloqués

Les banques sont désormais autorisées à geler les avoirs de toute personne ou entreprise soupçonnée de financer des activités illégales. Et ce, sans ordre de justice. Les plateformes de financement participatif sont aussi touchées par ces nouvelles mesures de contrôle, dans le cadre de la loi d'urgence décrétée dans le pays.

Le Canada confirme sa posture de répression impitoyable du Freedom Convoy (Convoi de la Liberté), qui bloque la capitale Ottawa depuis une quinzaine de jours pour réclamer la fin des restrictions « sanitaires » et des obligations vaccinales.

Le lundi 14 février, la vice-premier Ministre et ministre des finances Chrystia Freeland a égrené, lors d’une conférence de presse télévisée, le chapelet de mesures de contrôle mises en oeuvre avec effet immédiat. Le tout sous la bannière légitimante de la « loi sur les mesures d’urgence » activée par le Premier Ministre Justin Trudeau.

Plateformes de financement participatif sous contrôle (définitif)

Les premières visées par l’élargissement des contrôles « anti-blanchiment et anti-terroriste » sont les plateformes de financement participatives : celles-ci devront désormais s’annoncer à l’organe de surveillance national Fintrack et dénoncer toute transaction importante et jugée suspecte. Ceci permettra notamment de fournir des éléments destinés aux enquêtes sur les manifestations qui « créent des dommages à l’économie canadienne » selon Freeland.

Pour mémoire, avant même ces annonces officielles, la plateforme GoFundMe – utilisée pour collecter des dons en faveur du Freedom Convoy – avait déjà cédé sous la menace de poursuites et gelé quelque 10 mios de dollars canadiens récoltés. Avant de les rembourser aux donateurs.

Cette règle, a annoncé Freeland, a été adoptée dans le cadre des « mesures d’urgence », mais le gouvernement prendra les dispositions nécessaires afin de la rendre permanente.

Gel d’avoirs personnels : un cap symbolique franchi

Mais le gouvernement canadien a décidé de franchir un cap symbolique supplémentaire : il s’en prend directement aux avoirs bancaires des entreprises, mais aussi de tout un chacun, si ceux-ci sont soupçonnés d’être utilisés pour financer des « activités illégales ». Les avoirs pourront être gelés « temporairement ».

« Dès aujourd’hui, une banque ou un autre prestataire de services financiers sera en mesure de geler ou de suspendre immédiatement un compte [lié aux manifestations] sans ordonnance d’un tribunal », a déclaré Chrystia Freeland. La circulation d’informations entre Etat et institutions financières sera élargie durant cette période soumise à la loi d’urgence.

« Il s’agit de suivre l’argent. Il s’agit de mettre fin au financement de ces manifestations illégales » a-t-elle conclu.

Extrait de l’annonce sur le gel des avoirs (sous-titrage français ) :

 

  • Voir l’intégralité de l’intervention de Chrystia Freeland (en anglais ) :

 

Répression par la peur et l’attaque des moyens de subsistance

L’étranglement des résistances – petites ou grandes – aux mesures « sanitaires » par les menaces touchant aux moyens de subsistance des citoyens semble devenir monnaie courante (sans mauvais jeu de mot).

En Suisse, au même moment, 35 familles valaisannes sont visées par une potentielle amende de 1000 francs (environ 900 euros) pour avoir gardé leur enfant à la maison depuis l’introduction, en janvier, de l’obligation du port du masque à l’école. Un père s’est mis en grève de la faim pour réclamer la levée de cette procédure administrative.

Voir sur Covidhub :

Port du masque et sanctions: un père valaisan en grève de la faim

Le «convoi de la liberté» envahit Ottawa et inquiète l’Union européenne

 

 

 

 

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