Comment l’Afrique s’en est mieux sortie que le reste du monde face au Covid

Le climat et la démographie ne sont pas les seules explications au miracle africain face au Covid.

Par Amèle Debey

La plupart des pays du continent africain ont donné une leçon de maîtrise à l’Occident durant la crise Covid. Selon les chiffres publiés par Dur à avaler, l’Afrique compte 143 décès par millions d’habitants, soit 10 fois moins que l’Europe (1570 par million), 11 fois moins que l’Amérique du Nord et 18 fois moins que l’Amérique du Sud (2600 par million). Cependant, contrairement au reste du monde, les pays africains n’avaient pas la possibilité de se plier aux mesures telles que le confinement généralisé de la population, comme le rapportait L’Impertinent dans une enquête datée de 2020.

Alors, comment expliquer une telle différence?

Soleil et population jeune

Des chercheurs de l’Université d’Edimbourg sont arrivés à la conclusion que le SARS-CoV-2 n’aime pas le Soleil. Les conditions climatiques sont donc défavorables pour le virus en Afrique.

De plus, la démographie joue également un rôle, puisque la population est plus espacée qu’en Asie, par exemple.

Troisièmement, l’Afrique est un continent particulièrement jeune, en particulier comparativement à la vieille Europe. La jeunesse africaine représente 77% de la population.

Ivermectine

Didier Raoult l’a dit et répété: les Africains sont plus ouverts et plus disposés à utiliser les traitements précoces disponibles. Comme l’Ivermectine, par exemple. Et les résultats sont indéniables, tout comme dans l’Uttar Pradesh, en Inde, où les cas sont inversement proportionnels à l’utilisation de la molécule.

Ce traitement n’est pas prescrit de façon homogène sur tout le continent, comme le rapporte Agoravox. Les cas pour 100 000 habitants sont 7,1 fois plus nombreux dans les pays sans Ivermectine que dans ceux qui en ont.:

Le groupe où l’Ivermectine est utilisée comprend 31 pays totalisant 972,5 millions d’habitants. Il s’agit des pays suivants :

Angola, Bénin, Burkina Faso, Burundi, Cameroun, République centrafricaine, Tchad, Congo (Brazzaville), Congo (Kinshasa), Côte d’Ivoire, Guinée équatoriale, Éthiopie, Gabon, Ghana, Guinée, Guinée-Bissau, Kenya, Liberia, Malawi, Mali, Mozambique, Niger, Nigeria, Rwanda, Sénégal, Sierra Leone, Soudan du Sud, Soudan, Tanzanie, Togo, Ouganda.

Le groupe n’utilisant pas l’Ivermectine comprend 22 pays avec une population de 357,3 millions d’habitants :

Afrique du Sud, Algérie, Botswana, Cap-Vert, Comores, Égypte, Érythrée, Swaziland, Gambie, Lesotho, Libye, Madagascar, Maroc, Mauritanie, Maurice, Namibie, São Tomé et Príncipe, Seychelles, Somalie, Tunisie, Zambie, Zimbabwe.

Explorer les remèdes naturels qui ont fait leurs preuves

Dans sa lettre d’information, l’ancien médecin et chirurgien spécialiste de l’Afrique, Jean-Pierre Willem, écrit: « Les recommandations de l’Organisation mondiale de la Santé vont dans ce sens en demandant aux pays en développement d’étudier leurs médecines traditionnelles et de promouvoir l’usage des plantes médicinales dans les pro­grammes de santé. »

Un comité d’experts en médecin naturelle a été créé, notamment encouragé par le faible accès à la vaccination des pays africains. L’idée est donc d’explorer tous les remèdes naturels qui ont fait leur preuve.

En plus d’une boisson à l’Artemisia, selon le protocole malgache, qui a démontré une efficacité lors d’essais randomisés contrôlés en double aveugle, deux autres traitements naturels ont été autorisés:

  • L’Antivir-H, antiviral dont la composition est gardée secrète,
  • L’IMB, stimulant immunitaire contenant entre autres du moringa et de l’ail.

Pour aller plus loin :

  • Plus d’informations sur les plantes efficaces de la pharmacopée africaine : cliquer ici

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