Covid et neurosciences : les effets du narratif de la peur

Vulgarisation scientifique /

L’impact sur notre cerveau de la dramaturgie pandémique dans laquelle nous baignons depuis dix-huit mois est un sujet rarement abordé. Or nos structures cérébrales émotionnelles sont très réactives face aux stimuli de peur. L’amygdale, « tour de garde » de notre système limbique, veille en permanence et réagit fortement à tout ce qui représente une menace ou un risque d’expérience douloureuse.

Le magazine Nexus a consacré récemment un article à cette question, soulignant les risques de dépressivité résultant d’une sur-stimulation répétée de l’amygdale.

Un des facteurs de risque attestés en santé mentale a par exemple été une exposition importante aux médias, durant la période écoulée.

La mise en lumière des liens et interactions entre les structures émotionnelles et le système du contrôle exécutif (pensée rationnelle, évaluation, cognitions) du cerveau pourrait aider à comprendre pourquoi la logique est souvent mise à mal dans la juste appréhension de la pandémie et de sa dangerosité réelle.

Et pourquoi la population est devenue en quelque sorte « addict » aux nouvelles anxiogènes, données de manière répétée et in fine problématique par les médias.

L’anthrolopologue de la santé Jean-Dominique Michel a donné récemment une conférence en ligne sur ce même thème :

  • Conseil Scientifique Indépendant : Jean-Dominique Michel « Covid, Santé mentale et neurosciences »

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