“Vache folle” vaccinale, le débat fait rage après un rapport d’experts

Mandatés par la justice après plusieurs décès, des scientifiques évoquent un lien "théorique" possible entre le vaccin Covid et une forme accélérée de maladie de Creutzfeldt-Jakob

Partager
TJ mars 1996

Dans les années 90, la crise de la vache folle avait tenu toute l’Europe en haleine, faisant régulièrement la une des médias. Des millions d’animaux furent abattus, principalement au Royaume-Uni et des interdictions d’exportation drastiques avaient été édictées.

La cause avait alors été clairement identifiée: des vaches, nourries avec des farines animales contaminées, avaient transmis à l’homme des protéines en principe inoffensives appelées prions.

Au total 223 victimes humaines avaient été officiellement recensées dans le monde – dont 177 au Royaume-Uni et 27 en France.

Une contagion mortelle

Les prions sont des protéines qui ne se multiplient pas par division, mais qui modifient les molécules voisines. Des prions anormalement repliés peuvent déclencher une réaction en chaîne rendant défectueux tous les prions sains, créant des amas et des filaments, y compris dans le cerveau.

Chez les personnes malades, cela entraîne une “décomposition en éponge” du cerveau et du système nerveux végétatif.

Les personnes concernées remarquent très tôt que quelque chose ne va pas chez elles. Elles n’arrivent plus à se concentrer, la pensée devient difficile, la mémoire flanche, on voit mal ou doublement, jusqu’à ce que la vue disparaisse complètement et que l’on commence à avoir des hallucinations.

Cette maladie est actuellement considérée comme irréversible, incurable et à l’issue fatale.

Une zone problématique du SARS-CoV-2

La maladie induite par les prions que l’on connaissait jusqu’à présent prenait des décennies pour se développer après l’apparition des premiers symptômes et mener au décès. Or, dans les cas étudiés à la suite de la vaccination par ARNm, le décès est survenu quelques mois à peine après la vaccination.

Le médecin et immunologiste américain J. Bart Classen a été le premier à déposer un article scientifique, en décembre 2020. Il démontrait qu’une zone problématique de la protéine de pointe du SARS-CoV-2, ayant une affinité avec les prions humains et pouvant interagir avec eux, avait été reprise dans les vaccins Covid (étude).

Un an plus tard, des chercheurs ont analysé la séquence ADN de la protéine de pointe de différents variants du SARS-CoV-2 pour en mesurer l’affinité avec les prions (voir graphique ci-contre).

Par chance, cette capacité d’interagir avec les prions humains est quasi inexistante avec le variant Omicron, soupçonné par des chercheurs japonais d’avoir été créé en laboratoire (article).

Comment les vaccins Covid ont-ils accéléré les maladies à prions?

Comme l’erreur de copie fait toujours partie de l’équation en génétique, la fabrication de milliards de protéines de pointe vaccinales à l’intérieur même des cellules multiplie les chances de voir apparaître des zones d’affinité mal repliées, qui peuvent ensuite transformer les prions humains sains en protéines défectueuses. Et ainsi donner un coup d’accélérateur fatal au développement d’une maladie de Creutzfeldt-Jakob.

Une autre facteur aggravant par rapport au virus est que le franchissement de la barrière hémato-encéphalique est plus facile pour les protéines spike individuelles sous forme de nanoparticules lipidiques (vaccins) que pour les virus entiers – bien que ce franchissement ait également été prouvé dans le modèle animal.

De plus, la prise simultanée d’anti-douleurs contenant du paracétamol peut rendre cette couche protectrice de notre cerveau encore plus perméable, comme nous le décrivions dans un article précédent.

Enfin, comme nous l’expliquions dans un article en juillet 2023, les vaccins de Pfizer et Moderna pourraient s’intégrer dans l’ADN humain et entraîner une production permanente et ininterrompue de protéines spike dans le cerveau de certains vaccinés malchanceux.

Un rapport d’enquête très attendu

Mauricette a été la première victime suspecte médiatisée de ce potentiel dégât vaccinal en France. Son mari, Marc Doyer, vacciné lui aussi, est devenu dans la foulée le porte-parole de Verity France, la principale association de victimes d’effets indésirables des vaccins Covid en France.

Contacté par Covidhub, il a confirmé qu’à sa connaissance aucune victime n’a jusqu’à présent été reconnue et indemnisée pour une maladie à prions vaccinale, nulle part dans le monde.

Une enquête judiciaire concernant le décès de Mauricette a été ouverte et le rapport préliminaire des experts nommés par le juge montre que Pfizer avait bel et bien “théoriquement” envisagé un  lien possible entre son vaccin Covid et le développement d’une maladie de Creutzfeldt-Jakob.

Lors d’un entretien donné à France-Soir le 15 janvier dernier, Marc Doyer parle de l’audition qu’il a eue avec ces experts, en présence de son avocat.

À cette occasion, l’un des experts a avoué qu’il a été déconseillé aux familles touchées de faire des autopsies. Or, depuis la crise de la vache folle, un protocole très strict et un accompagnement particulier sont destinés aux personnes atteintes de maladies à prions, en raison du risque de contagion. Les corps sont en principe incinérés. “Tout cela n’a pas été respecté”, dénonce Marc Doyer.

Déni et mensonges d’état

Il déplore aussi qu’Olivier Véran, alors Ministre de la santé, ait osé affirmer devant l’assemblée nationale que le vaccin ne donne pas la maladie de Creutzfeldt-Jakob et qu’il ne la déclenchera jamais :

C’est un mensonge, alors que Pfizer avait déjà envisagé ce risque et que l’Agence européenne des médicaments (EMA) a admis qu’il y a une contamination possible.

Marc Doyer ne mâche pas ses mots envers ces nouveaux dirigeants :

Les complotistes, ce sont surtout les nouveaux chefs d’Etat, en place depuis quelques années. Ils sont à mon sens trop jeunes, n’ont pas d’expérience, et ont tout sauf le sens de l’Etat et de l’honneur.

Officiellement, les experts auditionnés ont en leur possession à peine six cas suspects, bien moins que la vingtaine présentée par Marc Doyer, pourtant appuyés par des dossiers médicaux. Et les experts parlent de maladies dormantes comme cause des décès, ce qui ne manque pas d’irriter le représentant des familles de victimes:

On a tous des maladies dormantes, on se vaccine pour se protéger, pas pour déclencher ces maladies.

Pour illustrer l’inconséquence du déni actuel dans ce dossier, le veuf rappelle qu’il y a un an et demi, les médecins qui ont parlé du lien possible entre vaccins Covid et myocardite se sont faits traiter de complotistes et se sont fait suspendre, “pour que derrière ce soit Pfizer qui le reconnaisse”. Il conclut :

La santé, c’est trop important pour confier ça à des gens qui ne pensent qu’à l’argent.

Ces scientifiques qui ont tenté d’alerter

À l’instar de J. Bart Classen fin 2020, de nombreux scientifiques renommés ont tenté d’alerter très tôt les autorités au sujet de ce risque de contamination.

C’est le cas de Stephanie Seneff, une experte du MIT, qui avait identifié ce risque potentiel dans une étude publiée début 2021 et intitulée “Pire que la maladie? Analyse de certaines conséquences involontaires possibles des vaccins à ARNm contre le Covid-19”.

Fin 2021, ce sont des chercheurs turcs qui publiaient les données d’un cas suspect de turbo Creutzfeldt-Jakob post-vaccinal, concernant une femme de 82 ans.

Le Prof Raoult aussi explique que l’on connaissait ce risque, dans ce même entretien de France-Soir avec Marc Doyer (12:25) :

On savait que dans la spike il y a des zones qui sont susceptibles structurellement d’avoir des liens avec la substance amyloïde qui, quand elle se cristallise, donne les maladies de Creutzfeldt-Jakob.

En France, c’est essentiellement l’équipe du prix Nobel de médecine Luc Montagnier qui a pris les choses en main, en analysant 26 cas français suspects de Creutzfeldt-Jakob après une vaccination Covid (étude). Les symptômes sont apparus en moyenne 11,38 jours après la vaccination, les décès dans un délai de 4,76 mois. Toutes les personnes sont décédées depuis.

Dans un entretien donné à France-Soir en 2021, feu le Prof Montagnier désignait également le stress oxydatif comme cofacteur favorisant les maladies à prions, à l’instar de l’aluminium contenu dans les vaccins de la grippe. Selon lui, leur impact combiné pourrait se manifester dans un spectre de troubles plus étendu qu’imaginé, comme la maladie d’Alzheimer ou la démence :

Des prions dans les insectes alimentaires?

Alors que les farines animales sont bannies des filières de production de viande, ce n’est pas le cas dans les élevages d’insectes destinés à l’alimentation humaine, où l’hygiène et la sécurité alimentaire sont encore synonymes de défis à relever, selon un rapport de l’ANSES.

Comme pour l’élevage de poissons, si des farines animales contaminées sont utilisées comme aliments dans les fermes d’insectes, des prions mal repliés provenant de cerveaux d’animaux pourraient entrer dans la chaîne alimentaire humaine par le biais des insectes.

Rien n’indique aujourd’hui que ce risque soit pris au sérieux.

Aller plus loin

 

Nous soutenir
Votre don permet à CovidHub.ch de rester gratuit et d’assurer sa qualité éditoriale.