Genève menace les médecins qui prescriraient de l’ivermectine

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Alors qu’au Japon, des experts prennent position en faveur de l’ivermectine, les médecins genevois qui la prescrivent s’exposent à des sanctions administratives. Le Canton demande aussi aux pharmaciens de ne délivrer aucun médicament pour le traitement du Covid-19. Au même moment, on apprend que la décision de suspendre un médecin français ayant prescrit la molécule a été annulée.

Une circulaire du 17 août dernier, co-signée par la Dre Aglaé Tardin et Nathalie Vernaz – respectivement médecin et pharmacienne cantonales – enjoint les médecins genevois à ne prescrire aucun des traitements précoces, en rappelant les positions de l’OMS et de la « Task force scientifique nationale » à ce sujet.

Les autorités de santé n’ayant pas la prérogative de dicter leur conduite aux médecins, les signataires invoquent le besoin de « préserver la disponibilité de ces médicaments » et invitent les médecins à « respecter les bonnes pratiques » en ne prescrivant l’ivermectine et l’hydroxychloroquine que pour les indications reconnues par Swissmedic (donc excluant le Covid-19).

Mmes Tardin et Vernaz poursuivent : « Les pharmaciens d’officine s’engagent à honorer uniquement les prescriptions d’hydroxychloroquine sulfate des patients atteints de maladie chronique connus de leur pharmacie ou d’ivermectine pour les indications approuvées ». Elles concluent par un avertissement : « La Direction générale de la santé se réserve le droit de prendre des sanctions administratives en cas de non-respect répété des bonnes pratiques en matière de prescription et de remise des médicaments concernés. »

Polarisation autour de l’ivermectine

Cette démarche illustre les différences de politiques sanitaires d’un pays à l’autre, avec un fossé entre pays développés et nombre de pays en voie de développement. Dans les premiers – les plus coercitifs en matière de mesures dites « non pharmaceutiques » – on a observé une opposition à laisser les médecins prescrire toute forme de traitement précoce contre le Covid-19.

A l’inverse, nombre de pays africains, sud-américains et asiatiques ont choisi d’avoir recours à ces remèdes connus et prescrits de longue date que sont l’hydroxychloroquine, l’ivermectine ou l’azithromycine, dès lors qu’ils semblaient avoir un effet contre le Covid-19. L’Inde a par exemple joué cette carte il y a quelques mois pour éteindre une flambée épidémique due au nouveau variant Delta.

De nombreux médecins ont aussi témoigné à partir de leurs observations cliniques des résultats probants obtenus avec ces remèdes. Pourtant, l’OMS et les autorités occidentales restent sur leur position.

On assiste donc à une polarisation entre ceux qui estiment que la liberté de prescrire ces remèdes comme option thérapeutique doit être laissée à l’appréciation du médecin, et ceux qui réclament son interdiction du fait d’un « manque de données probantes ».

Au Japon, le Dr Haruo Ozaki, président de l’Association médicale métropolitaine de Tokyo, un des plus influents experts du pays, a déclaré publiquement le 13 août dernier qu’il fallait avoir recours à l’ivermectine dans la palette des traitements administrés pour lutter contre le SARS-Cov2.

A noter que plusieurs articles ont pris des raccouris en titrant « Le Japon préconise l’ivermectine », ce qui est inexact. Par contre, le Dr Ozaki comme d’autres confrères l’ayant rejoint dans cette recommandation, jouissent d’un crédit important au pays du Soleil-Levant. Leur prise de position n’est donc pas anodine.

Violation de la liberté de prescrire et atteinte à la relation médecin-patient

Quoiqu’il en soit, la circulaire genevoise a fait réagir plusieurs médecins que nous avons contactés.
Ceux-ci parlent d’une violation sans précédent de la liberté de prescrire et dénoncent le pouvoir donné aux pharmaciens de bloquer les prescriptions médicales.

L’atteinte au « colloque singulier » entre médecin et patient, choisissant ensemble un traitement en fonction de multiples facteurs et de l’information disponible, soulève une question fondamentale : est-ce le rôle de l’Etat de s’immiscer dans cette responsabilité partagée ? Au nom de quel intérêt supérieur ?

Se pose aussi la question de l’impact potentiel d’une telle posture, sachant qu’un nombre significatif d’études publiées dans des revues à comité de lecture à travers le monde concluent que la prescription précoce pourrait éviter jusqu’à 85% des hospitalisations et des décès.

D’autant que la balance risques / bénéfices – actuellement contestée en ce qui concerne les vaccins géniques – paraît ici claire, le bénéfice attendu pouvant être majeur face à des risques considérés comme infimes.

Certains rappellent enfin que la condition sine qua non de l’autorisation de la vaccination expérimentale en cours est que n’existe aucun traitement précoce contre la maladie.

Or, soulignent-ils, on a vu une mise en échec systématique des options prometteuses par l’OMS, fondée sur des falsifications scientifiques à large échelle.

Le soupçon existe dès lors que l’interdiction de remèdes peu coûteux trouve sa source principale dans l’intérêt lucratif des compagnies pharmaceutique et de l’emprise qu’elles ont sur les politiques de santé. Comme nous le mentionnions hier, les laboratoires produisant les vaccins anti-Covid, à l’efficacité plus faible qu’espéré, annoncent désormais travailler à des traitements précoces.

Selon l’historien et normalien Édouard Husson dans Le Courrier des stratèges, « le Japon a jeté un sérieux pavé dans la mare. (Il y a) de quoi flanquer par terre toute l’argumentation des autorités sanitaires occidentales. »

Le temps nous le dira. Ainsi que ce qu’il en est de la responsabilité de l’Etat de Genève, qui semble bel et bien engagée par cette mise au pas.

France : le Conseil de l’Ordre annule la suspension d’un médecin

Lueur d’espoir ? Début août, la décision de suspendre un médecin de Nouvelle-Aquitaine pour prescription d’ivermectine en 2020 a été annulée par le Conseil de l’Ordre. Il est parvenu à la même conclusion que le Conseil d’Etat, qui a aussi examiné le dossier en référé : la prescription de la molécule n’est pas dangereuse.

  • PDF/ Circulaire de la Direction générale de la santé du canton de Genève du 17 août 2021 : cliquer ici.
  • Article du Courrier des stratèges / Le Japon prend partie pour l’ivermectine dans la lutte contre le COVID-19 : cliquer ici.
  • Article de L’Info du jour / Covid-19 : Le Japon réhabilite le traitement à l’Ivermectine : cliquer ici.
A voir aussi sur CovidHub :
Pour aller plus loin :
  • Résumé d’une page des preuves des essais cliniques sur l’ivermectine dans le traitement de la COVID-19 (Front Line COVID-19 Critical Care Alliance) : cliquer ici.
  • Prise en charge ambulatoire du COVID-19 sur le site de Réinfo-covid : cliquer ici.
  • Présentation du Dr Gérard Maudrux au Conseil scientifique indépendant du 10 juin 2021 « Une synthèse sur l’ivermectine » : cliquer ici.

 

 

 

 

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