La létalité réelle du Covid-19 ? Équivalente à celle de la grippe annuelle affirme le Pr Ioannidis

Le Pr John Ioannidis (du Departments of Medicine, of Epidemiology and Population Health, of Biomedical Data Science, and of Statistics, and Meta‐Research Innovation Center at Stanford (METRICS), Stanford University,  USA) est considéré comme LA référence mondiale en matière d’épidémiologie et de traitement des données médicales.

Il avait révélé en avril 2020 que la létalité du Covid-19 était en réalité largement inférieure à ce qui avait été initialement annoncé et l’OMS avait validé ses estimations.

Puis, il y a quelques mois, le Pr Ioannidis avait montré avec son équipe dans une étude comparative (jamais démentie) que les mesures de contrainte (confinements, fermetures, port du masque) ne produisaient aucun effet probant ni de ralentissement de l’épidémie ni de « tassage de la courbe » des hospitalisations comme on nous l’avait vendu au mois de mars 2020. Et comme les « experts » continuent de l’affirmer une année plus tard.

Et voici que le 26 mars dernier, le Pr Ioannidis a publié ses estimations révisées de la létalité réelle du Covis-19 (infection fatality rate). Résultat des courses ? 0,15%, soit exactement l’ordre de grandeur habituel de la grippe saisonnière.

Ces conclusions étant basées sur des études de sérologie (soit la détection d’anticorps spécifiques) et non pas les tests PCR qui déforment les résultats du fait des nombreux faux positifs qu’ils signalent à tort. Si on devait établir le taux de létalité en fonction des tests PCR+, nous serions de fait très largement en-dessous de 0,15% !

Cette estimation mondiale (soit 3 millions de décès attribuées pour 2 milliards d’individus porteurs d’anticorps) se nuance selon les continents et les écosystèmes. En Europe, on est plutôt à 0,3-0,4% soit exactement les chiffres que j’avais mentionné en avril 2020. Cette différence tenant à trois grands facteurs :

1. La pyramide des âges : nos sociétés sont vieillissantes et donc le réservoir de victimes potentielles est proportionnellement plus fourni.

2. Le défaut de soins et de traitement précoce, qui aura prélevé un lourd tribut de mortalité. J’entends ici non seulement les médicaments qu’il aurait été utile bien sûr d’utiliser, mais aussi un simple monitoring de la saturation en oxygène sanguin permettant de prescrire au besoin une oxygénothérapie avant qu’il soit trop tard !

3. Le Covid-19 est fortement syndémique : l’infection est bénigne pour l’immense majorité de la population mais peut devenir sévère chez des personnes ayant des facteurs de risque spécifiques. Lesquels facteurs de risque (syndrome métabolique, état inflammatoire chronique de bas-grade, destructuration du microbiote) dépendent essentiellement du mode de vie. Or nos autorités sanitaires ont complètement négligé voire nié ce composant essentiel des formes graves, qui est réversible rapidement avec des interventions appropriées comme l’a rappelé fort opportunément le Dr Philippe de Toledo, auteur d’une pétition en ce sens.

Ces donnés de la meilleure science, qui contredisent sans ambiguité les conclusions et projections de cercles plus politiques comme la Task Force suisse ou le Conseil scientifique français vont-elles finir par infléchir les politiques de nos pays ? On aimerait l’espérer mais rien n’est moins sûr. Et se pose la question de savoir pourquoi et comment ces « comités d’experts » qui conseillent nos gouvernements tiennent si peu compte des conclusions scientifiques les plus solides pour privilégier des scénarios spéculatifs qui se sont avérés systématiquement faux depuis une année, autre constat mis en lumière par le Pr Ioannidis et de nombreux autres…

Résumé de l’étude :

John P.A. Ioannidis, professeur à Stanford, a publié une nouvelle étude le 26 mars 2021. Il y corrige à la baisse le taux de létalité de l’infection (IFR) pour Covid-19 trouvé dans sa propre étude antérieure. Ioannidis est l’un des scientifiques les plus cités dans le monde.

Six évaluations systématiques, comportant chacune 10 à 338 études de séroprévalence (détermination des anticorps) dans un maximum de 50 pays du monde, ont été évaluées. Le taux de létalité des infections dans le monde est d’environ 0,15 % – avec 1,5 à 2,0 milliards d’infections d’ici février 2021. « Le taux mondial de létalité des infections est d’environ 0,15 % avec 1,5 à 2,0 milliards d’infections en février 2021. »

Cela signifie que, sur l’ensemble des personnes infectées dans le monde – tous âges et conditions préexistantes confondus – 99,85 % survivent en moyenne. Dans une étude antérieure, Ioannidis est encore arrivé à une valeur de 0,23% corrigée, soit une survie de 99,77%.

Ici, les infections ont été réellement déterminées, car des anticorps spécifiques ont été détectés dans le sang, que le corps ne produit qu’en cas d’infection.

Les tests PCR permettent également de détecter des quantités infimes de certains fragments du virus sur la muqueuse. Cependant, on ne parle d’infection que lorsque des virus intacts pénètrent dans le corps et s’y multiplient. Seule une fraction des personnes dont le test est positif forme réellement des anticorps. Si l’on prenait comme base toutes les personnes ayant un test PCR positif, on obtiendrait un taux de survie encore meilleur que 99,85%.

Lien vers l’article : cliquer ici.

Référence : Ioannidis, JPA. Reconciling estimates of global spread and infection fatality rates of COVID‐19: An overview of systematic evaluations. Eur J Clin Invest. 2021; 00:e13554. https://doi.org/10.1111/eci.13554

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