La santé publique, une mamelle pour les pharmas

L'épidémie de Covid a été une source privilégiée de revenus octroyés par l'Etat, pour payer des médicaments chers mais peu utilisés, au détriment de la prévention et de traitements efficaces

Ou va l’argent du ministère de la Santé?

par Rodolphe Bacquet, Alternatif Bien-être

À l’heure où la question des déserts médicaux revient dans les débats de l’élection présidentielle, où la suppression des lits d’hôpitaux et la baisse des effectifs de soignants nous confirment que le gouvernement n’a pas su tirer les leçons de la crise sanitaire…

… Il est légitime de poser cette question : à quoi est utilisé le budget du ministère de la santé ? Argent qui pourrait, qui devrait, contribuer à résoudre (entre autres) les problèmes cités plus haut.

Une partie de la réponse est que cet argent est utilisé pour l’achat de centaines de milliers de médicaments qui ne sont pas utilisés.

Distributeur automatique d’argent public

Ainsi le 6 avril, Le Monde publiait un article[1] observant qu’en début d’année, l’État a commandé un demi-million de Paxlovid, une pilule censée lutter contre l’infection au Covid-19.

L’État français a effectué cette commande record dans la foulée de la publication des premiers résultats de l’étude clinique évaluant l’efficacité du Paxlovid – donc, sans souci d’un quelconque recul scientifique. Ne figure nulle part dans l’article le montant de la facture, qui doit être très, très élevée.

Figure en revanche un autre chiffre, lequel donne une idée de la proportion de cet argent jeté par les fenêtres : 4416. C’est le nombre de doses prescrites du Paxlovid !

500 000 doses achetées rubis sur l’ongle… et 495 584 doses inutilisées !

Si vous trouvez cela scandaleux, vous avez raison. Mais ce scandale en cache deux autres. Deux autres informations dérangeantes s’ajoutent à celle du gâchis éhonté de l’argent du contribuable.

Devinez à qui l’État a acheté ce demi-million de doses ?

Le concepteur du Paxlovid, et donc le destinataire de la facture indécente d’un demi-million de doses, ce n’est nul autre que Pfizer. Pfizer, le géant pharmaceutique dont l’État a déjà grassement participé aux bénéfices records en 2021, en rendant la vaccination anti-Covid obligatoire.

Pfizer, entreprise par ailleurs cliente du cabinet de conseil McKinsey, comme l’a révélé le mois dernier le rapport de la commission d’enquête du Sénat (vous pouvez télécharger le rapport dans le lien en source[2] ; l’information se trouve p.262).

Pfizer, dont le vaccin anti-Covid a été le centre de toute la politique vaccinale française, telle que le même cabinet McKinsey l’a «conseillé» au ministère de la santé.

Ce conflit d’intérêt n’a, heureusement, pas totalement échappé à la justice, et on peut espérer qu’une action au pénal va être lancée, à l’image de l’enquête annoncée hier (6 avril) par le Parquet national financier pour « blanchiment aggravé de fraude fiscale » du même cabinet McKinsey[3], dont l’influence sur les décisions du gouvernement est qualifiée par le rapport sénatorial de «tentaculaire».

Le pire scandale, c’est celui-ci

Au scandale de la dépense spectaculaire de l’argent public pour rien et au scandale de la corruption présumée au plus haut sommet de l’État sur le dos de la santé des Français s’ajoute donc un troisième scandale, pire encore.

Évidemment, l’article du Monde n’en dit rien tel quel… Mais pour qui sait lire entre les lignes suivantes, la lumière se fait :

« Lors d’un essai clinique dont les résultats ont été révélés en décembre 2021, cet antiviral a réduit de 88 % le risque d’hospitalisation et de décès chez les personnes à haut risque et non vaccinées, à condition qu’il soit administré dans les cinq jours suivant l’apparition des symptômes. »

Or, un autre médicament a, lors d’essais cliniques, fait preuve de son efficacité anti-Covid en prévention ET en traitement (quel que soit, donc, le moment auquel on l’administre).

Ivermectine: pas cher, efficace, donc interdit

Ce médicament, vous en avez probablement entendu parler, c’est l’Ivermectine. En octobre 2021 est sorti le livre Le scandale Ivermectine : Comment et pourquoi ils ont bloqué l’anti-covid-19[4] dans lequel Jean-Loup Izambert révèle comment les autorités politiques ont manœuvré pour interdire cet antiparasitaire.

Avec le recul de quelques mois – car le livre a été publié deux mois avant la publication des essais cliniques du Paxlovid – il est difficile de ne pas penser que la neutralisation de l’Ivermectine – molécule bien connue, au brevet tombé dans le domaine public et donc peu onéreuse – n’avait in fine pour fonction que de laisser le champ libre à la pilule de Pfizer… neuve et donc beaucoup plus rentable.

Le Paxlovid, outre son efficacité décidément douteuse, présente une très grande liste de contre-indications, qui en font un médicament quasiment « imprescriptible »… si vous êtes sous un quelconque autre traitement (statines, anti-inflammatoires, etc.).

Résumons-nous :

1 – un traitement efficace selon plusieurs études (l’Ivermectine) a été écarté pour que le « marché » du Paxlovid à venir soit préservé

2 – dès son AMS (Autorisation de mise sur le marché), l’État passe commande à Pfizer d’un demi-million de doses du même Paxlovid, au mépris de toute retenue budgétaire et de tout recul scientifique

3 – cet achat a vraisemblablement été «conseillé» au ministère de la Santé par le cabinet McKinsey, qui, lui, ne contribue pas au budget de l’État… mais qui a Pfizer pour client.

Vous avez tous les éléments de l’équation en main. Le résultat est explosif. Et la première victime de cette explosion, c’est notre santé.

Portez-vous bien,

Rodolphe Bacquet

 

 

Sources

[1] Rosier F (06.04.2022). Le démarrage raté du Paxlovid, la pilule anti-Covid de Pfizer. Le Monde. https://www.lemonde.fr/planete/article/2022/04/06/le-demarrage-rate-de-la-pilule-anti-covid-de-pfizer_6120768_3244.html

[2] Sénat, Rapport de Mme Éliane Assassi, fait au nom de la CE Cabinets de conseil, n°578 tome I, 2021-2022 (16.03.2022) Un phénomène tentaculaire : l’influence croissante des cabinets de conseil sur les politiques publiques – Rapport. http://www.senat.fr/notice-rapport/2021/r21-578-1-notice.html

[3] Poivret A (06.04.2022). Soupçons de fraude fiscale : le parquet national financier a ouvert une enquête sur McKinsey. Le Progrès. https://www.leprogres.fr/faits-divers-justice/2022/04/06/soupcons-de-fraude-fisacle-le-parquet-national-financier-a-ouvert-une-enquete-sur-mckinsey

[4] Izambert J-L (2021). Le scandale Ivermectine – Comment et pourquoi ils ont bloqué l’anti-covid-19. IS Edition. ISBN: 978-2-36845-291-2.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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