L’après 28 novembre ou la chute de la démocratie suisse

L'essayiste franco-suisse Michel Bugnon-Mordant revient avec une deuxième tribune acérée sur l'état de la nation helvétique, après l'approbation dans les urnes de mesures liberticides.

Cette tribune est parue suite à la votation suisse du 28 novembre dernier autour du durcissement de la Loi Covid, comprenant notamment l’introduction du certificat Covid (pass sanitaire suisse).

(Note de l’éditrice : des éléments de mise en page ont été modifiés afin de faciliter la lecture)

La chute de la démocratie suisse

Ainsi, c’est fait : une majorité de citoyens a émergé d’un vote par lequel elle s’est senti le droit de ravaler la minorité au rang des parias, des mauvais, des inférieurs, de ceux que l’on écrase du talon, dont on plonge le visage dans la boue. Et ces « bons citoyens », ces «gens de bien», ces «justes» sont fiers de se dire qu’ils ont «fait leur devoir», qu’ils figurent plus que jamais parmi les auto-satisfaits parce qu’ils peuvent avoir «bonne conscience».

Cachots de Berne et boîte de Pandore

Personnellement, j’aurais honte d’avoir, d’une simple croix sur un bulletin, fait œuvre non pas de justicier mais de délateur en puissance, de juge qui, sans entendre sa victime, fait tomber sur elle le couperet de la guillotine sociale, politique, financière, médicale. Le pire est que ces mêmes juges de pacotille se regarderont dans leur miroir un sourire mièvre et condescendant sur les lèvres. Le peuple suisse se réveillera demain matin avec la gueule de bois. Les uns parce qu’ils sauront qu’ils peuvent dorénavant être jetés dans les cachots de la Berne fédérale, les autres parce qu’ils comprendront peut-être enfin qu’ils ont ouvert la boîte de Pandore.

Amendes ou prison

En effet, le gouvernement totalitaire fédéral est à présent autorisé à suivre le délire autrichien, lequel prévoit, dès le mois de février prochain, des amendes astronomiques infligées à quiconque refusera l’injection de l’inquiétante thérapie génique appelée faussement « vaccin ». Ceux qui ne pourront se permettre financièrement de résister finiront dans les geôles. Le jour viendra, n’en doutons pas, où ce sera tenus par des gendarmes qu’ils verront s’approcher un personnage armé d’une seringue. On leur retroussera une manche, on humectera à l’aide d’un tampon leur bras, puis l’on fera pénétrer l’aiguille par laquelle coulera le liquide à la composition inconnue mais dont on sait d’ores et déjà qu’il rend souvent gravement malade, que parfois il tue, mais que sa destination finale est d’enchaîner les «inutiles» à un rocher, dans l’enfer de la Grande Réinitialisation davosienne.

Complices d’un forfait encore inédit dans les annales des démocraties

Les 62 % qui auront voté oui au déroulement de ce qui précède se sentiront-ils toujours bonne conscience? Rien n’est moins sûr. Ceux qui réaliseront tout à coup qu’ils auront été les complices d’un forfait encore inédit dans les annales des démocraties, sans doute, ou du moins peut-être. Mais les autres, les idiots utiles, les jaloux, les filant-doux que toute résistance au discours officiel met en rage ?

Adieu à la Suisse, modèle des démocraties. Salut à la Suisse totalitaire, celle qui ferait rougir de honte et de colère nos pères, eux qui ont lutté pour nous offrir un pays comme il y en avait peu et qu’en dépit des difficultés de la vie, on pouvait être fier d’habiter. Belle réussite que le vote du 28 novembre : entre voisins, entre membres d’une même famille, entre collègues se sont installées la défiance, la mésentente, souvent la haine, et en ce qui me concerne – mais ce sera probablement largement partagé – le mépris.

Ce succès des cénacles mondialistes, des oligarchies globales, appuyés par un gouvernement et un parlement qui ont trahi le peuple, les 61 % en souffriront également tôt ou tard. Ils n’auront alors de moi nul pardon, nulle pitié à attendre.

Dr Michel Bugnon-Mordant, Fribourg

 

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