Laurent Toubiana: l’épidémie remise à sa place

«Que suis-je allé faire dans cette galère?» Intimidé, puis ostracisé pendant la crise, le chercheur français réapparaît avec un livre qui déconstruit deux ans de «mensonges» ayant permis de «faire accepter l'inacceptable».

Laurent Toubiana : «Les mesures sanitaires qui ont été mises en place, ont généré une crise catastrophique»

Voici comment le Figaro présente en introduction le dernier livre du chercheur français Laurent Toubiana:

« Dans un essai décapant, Covid 19. Une autre vision de l’épidémie, le chercheur Laurent Toubiana explique pourquoi et comment les autorités ont, selon lui, menti aux Français pour leur faire accepter l’inacceptable.
«Ils ne pourront pas dire qu’ils ne savaient pas»: tel est le sous-titre du livre de Laurent Toubiana qui vient de paraître: Covid-19. Une autre vision de l’épidémie (L’Artilleur). Épidémiologiste et chercheur à l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale), l’auteur est d’un naturel discret voire timide. L’anti-Raoult, en quelque sorte. En deux ans, il est pourtant devenu l’une des figures clés de cette mouvance hétérogène (elle court des antivax aux antipasse, en passant par les sceptiques et les anars) qui conteste la gestion sanitaire du coronavirus.

«Si je devais tenter de donner une explication à mon irruption dans le domaine public au cours de cette crise du Covid, écrit-il en préambule, je dirais volontiers que c’est encore un mauvais tour de ma crédulité. Quand j’y pense, j’ai bien envie de dire après d’autres: “Mais bon sang, qu’est-ce qui m’a pris? Que suis-je allé faire dans cette galère?” Depuis toujours, j’entends cette injonction épicurienne qui sonne comme un commandement: “Pour vivre heureux, vivons cachés.” Probablement, les gens heureux l’appliquent-ils. Mais sont-ils vraiment heureux?

Calomnié et censuré

Effectivement, il n’est pas certain que toute vérité énoncée publiquement soit le meilleur viatique pour le bonheur. Calomnié et ostracisé, accusé de complotisme, Toubiana en a fait l’expérience. Son tort? Avoir fait son métier. Il a recueilli les données de santé et les a étudiées afin de vérifier si le discours alarmiste correspondait à la réalité. Saturation des hôpitaux, efficacité du confinement, campagnes de tests, obligation vaccinale, mortalité surestimée, désinformation médiatique: chiffres et faits à l’appui, il déconstruit point par point le récit officiel de l’épidémie et relativise la dangerosité de ce qu’il persiste à nommer «le» et non pas «la» Covid. Ses titres de chapitre sont éloquents: Une épidémie comme bien d’autres ; Alarmistes pour une épidémie mineure en crise majeure ; Interprétation d’un conditionnement de masse, Conformisation: répandre la peur, etc. »

L’exemple suédois

L’auteur compare attentivement la politique suédoise sans masque obligatoire ni confinement ni pression vaccinale avec les mesures contraignantes imposées en France. Avec des résultats meilleurs en termes de contaminations et de décès, et cela malgré quelques erreurs au départ – loyalement reconnues par Stockholm – dans les établissements pour personnes âgées. Et surtout une société qui est restée libre, ouverte et économiquement saine. Mais ça, les médias internationaux n’en ont pas parlé…

C’est tout le contraire qui a frappé la France et bien d’autres pays occidentaux. Isolement, traumatisme, chômage, fermeture de commerces et d’entreprises, culture et divertissements étouffés, menaces, censure, contrôle social, affirmations officielles sans réel débat contradictoire…

Surmortalité exagérée

Le livre démonte les chiffres alarmistes des autorités. Ainsi, près de 90% des personnes admises en réanimation et 65% des décès en lien avec l’épidémie présentaient au moins une comorbidité, les principales étant métaboliques, cardiovasculaires ou respiratoires. Par ailleurs, l’âge médian au décès à l’hôpital des malades du coronavirus est de 85 ans.

Toubiana explique l’alternance des années à forte et à faible mortalité. Ainsi, la forte mortalité de 2017 a eu pour conséquence les sous-mortalités des 2018 et 2019 (une sorte de «répit» pendant laquelle l’effectif des individus plus âgés et fragiles a augmenté. Les comparaisons sont donc biaisées si ces années sont utilisées comme référence pour 2020.

Les épidémies, ajoute-t-il, n’ont donc quasi aucune influence sur la mortalité de la classe d’âge de moins de 65 ans. En revanche, le Covid a eu exactement le même effet sur les plus de 65 ans que les autres événements sanitaires (grippes ou canicules).

Un scientifique expérimenté

Épidémiologiste depuis plus de trente ans, Laurent Toubiana est un scientifique expérimenté qui a suivi et analysé un grand nombre de phénomènes épidémiques en France et à l’étranger.

Au tout début de la crise du Covid, entre janvier et mars 2020, il a étudié, avec plusieurs confrères, les données préliminaires qui ont été très rapidement disponibles. Il a annoncé dès le 11 mars 2020, soit une semaine avant le confinement, que l’épidémie atteindrait probablement son pic fin mars, que la phase épidémique elle-même devrait s’achever fin avril et qu’elle ne serait pas particulièrement sévère. Or, quand on regarde les chiffres deux ans plus tard, c’est exactement ce qui s’est passé : cette épidémie a causé des morts, certes, mais pas notablement plus qu’une épidémie de grippe saisonnière.

Les discours apocalyptiques dégonflés

Au regard des images et des discours apocalyptiques délivrés depuis deux ans, cela semble difficile à croire mais c’est pourtant la réalité, confirmée dans ce livre par une étude rigoureuse des chiffres officiels.

Au cours de cette longue crise, à plusieurs reprises et avec prudence, Laurent Toubiana a apporté des éclaircissements pour corriger les perspectives. Il a tenté d’expliquer très tôt en quoi cette nouvelle épidémie ne correspondait pas aux descriptions dramatiques qui en était faites. Par expérience, il avait aussi averti d’un éventuel risque de panique, risque qui pouvait être amplifié par un mécanisme de mimétisme international.

Le choix de la panique a fait accepter des mesures sans validité scientifique

Mais les autorités ont choisi de ne pas écouter, et même de mépriser, les centaines de scientifiques qui, comme lui, avait averti que cette épidémie ne serait probablement pas aussi grave qu’annoncé. Nos dirigeants ont massivement cédé à la panique et préféré s’abriter derrière les modélisations absurdes qui prédisaient des centaines de milliers de morts, pour faire accepter aux populations des mesures liberticides sans aucune validité scientifique. La peur de la maladie et de la mort est profonde.

Au cours de cette crise, les autorités sanitaires ont écouté les habituelles sirènes alarmistes et opté pour des mesures extravagantes. Elles ont exploité la peur et parfois l’ont engendrée et maintenue par une communication anxiogène, pour faire accepter leurs choix. Rares sont les pays qui ont fait confiance à leurs épidémiologistes.

De son côté, Marianne a choisi de démolir de façon liminaire le travail de Toubiana en l’accusant de répandre de « fausses informations ». Auxquelles l’hebdomadaire répond par des affirmations (« trois fois plus de morts du Covid à l’hôpital que la grippe saisonnière« ) qui montrent le fossé entre les vérités officielles et les recherches des scientifiques dissidents.

 

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