Le nouveau variant africain pourrait aussi tenir tête aux vaccins géniques

Baptisé Omicron, il présenterait une trentaine de mutations contre seulement deux pour le Delta, qu'il serait déjà en train d'évincer dans certaines régions. A l'instar de Delta, diminuera-t-il l'efficacité des injections ?

Après la (supposée) « 5e vague », c’est au tour d’un nouveau variant, annoncé jeudi 25 novembre, de faire la une des médias et de « provoquer l’inquiétude ».

Il aurait été détecté principalement en Afrique australe.

Nom de code : B.1.1.529. Renommé Omicron, on ne sait encore rien de très clair sur sa contagiosité, ni sur sa dangerosité, que l’OMS s’apprêterait à évaluer.

Contagiosité ne veut pas dire dangerosité

Notons que ces deux notions tendent à être confondues dans l’esprit du public : on sait par exemple que le variant Delta est très contagieux, mais peu dangereux – il provoque dans la grande majorité des cas un simple rhume, plus ou moins important – comme l’ont souligné de nombreux experts et médecins, (malheureusement) peu relayés par les médias.

Interrogée par le quotidien Le Temps, une épidémiologiste suisse considère d’ailleurs qu’il est « trop tôt pour s’alarmer » au sujet d’Omicron.

30 mutations de la protéine Spike contre deux pour Delta

Ce qui semble déjà clair, par contre, c’est qu’il présente des mutations qui devraient effectivement faciliter sa propagation.

Sa propagation… mais aussi sa résistance potentielle aux « vaccins » actuels : il présenterait en effet au moins 30 mutations de la protéine Spike, contre seulement deux pour le variant Delta, déjà étiqueté à l’époque comme « très contagieux » et ayant désormais démontré une certaine résistance aux vaccins géniques : selon l’OMS, leur efficacité est réduite à 40%.

Qu’en sera-t-il du variant Omicron, qui semble encore plus « adapté » pour résister ?

Malgré la résistance plutôt forte de Delta aux injections, Israël prépare la 4e dose 

Une fois de plus, on est donc en droit de s’interroger sur la pertinence de l’acharnement à vouloir injecter les vaccins géniques dans leur formule actuelle, parfois pour la 3e fois. Israël en est même à la quatrième, désormais envisagée officiellement.

Rappelons que dans ce pays, il faut déjà trois doses pour pouvoir conserver son pass sanitaire.

La vaccination durant une pandémie facilite le développement de variants résistants

Plusieurs experts virologues, dont l’ancien collaborateur de l’industrie pharmaceutique et de diverses institutions vaccinales, Gert vanden Bossche, s’acharnent depuis des mois à rappeler que c’est une hérésie – pourtant bien connue des scientifiques – de vacciner durant une pandémie, car cela facilite le développement de variants résistant à une vaccination ciblant une certaine souche.

Gert vanden Bossche défend aussi sans relâche la supériorité de l’immunité innée, très adaptative, versus l’immunité spécifique induite par la vaccination dans le cas du Covid (voir vidéo ci-dessous).

Voyageurs d’Afrique australe interdits d’entrée dans plusieurs pays

Selon certaines sources, Omicron aurait été détecté dans 77 échantillons Covid en Afrique depuis le 12 novembre, dont 4 au Botswana, 2 à Hong Kong et 1 en Belgique. Plusieurs pays européens et Israël ont déjà interdit d’entrée les voyageurs en provenance de plusieurs pays d’Afrique australe, dont l’Afrique du Sud.

Sources :

Interview doublée en français de Gert vanden Bossche, vulgarisée par le journaliste médical américain Del Bigtree :

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