Le vaccin Janssen est lancé en Suisse et suspendu en Slovénie. Autre technologie, mêmes risques ?

La Confédération a acheté 150’000 doses du vaccin à adénovirus de Johnson & Johnson. L’idée est d’atteindre les sceptiques de la technologie à ARN messager. Pourtant, le résultat des deux approches est le même : la production par les cellules de la protéine Spike, soupçonnée d’induire des effets secondaires sévères. Collision de l’actualité : après le décès suspect d’une jeune femme, la Slovénie suspend l’utilisation du Janssen. En France, la mort récente d’une adolescente après l’injection du Pfizer suscite aussi émoi et interrogations.

Sur son compte Twitter, le ministre de la Santé suisse indique que les doses de Janssen seront distribuées aux cantons la semaine prochaine. Le vaccin unidose à vecteur viral est « destiné aux personnes qui ne peuvent ou ne veulent pas être vaccinées avec un vaccin à ARNm », poursuit Alain Berset.

La nouvelle a été reprise largement dans les médias traditionnels. Aucun pourtant n’a relevé que si la technologie utilisée est différente – ARN messager pour Pfizer et Moderna, adénovirus pour Johnson & Johnson, AstraZeneca et Spoutnik – l’idée reste la même : faire produire la protéine Spike du virus par les cellules du corps, afin de susciter une réponse immunitaire.

Et c’est bien là que pourrait être le problème, déjà relayé à plusieurs reprises par CovidHub : c’est justement la protéine Spike qui est soupçonnée de provoquer de nombreux effets secondaires sévères, parfois mortels, de ces vaccins.

Micro-thromboses en masse

Certains experts estiment que la protéine induit – entre autres effets potentiellement dangereux – une coagulation excessive du sang, susceptible de provoquer notamment des thromboses. Plus précisément, de plus en plus de médecins et scientifiques – comme le Dr Sucharit Bhakdi – évoquent des micro-thromboses, qui se situeraient rarement au niveau des veines ou artères principales, mais plutôt au niveau des capillaires (minuscules vaisseaux sanguins). Et seraient donc indétectables par les examens classiques.

Vertiges, maux de tête, fatigue… des symptômes parfois peu spectaculaires, mais des conséquences graves

Intrigués, certains médecins ont donc commencé à mesurer le taux de coagulation sur des patients vaccinés. Le test utilisé s’appelle « dosage des d-dimères ». Il permet de détecter les thromboses.

C’est ce que fait désormais le Dr Charles Hoffe, au Canada, sur une cohorte de ses patients (voir vidéo ci-dessous). Résultats préliminaires : 62% des tests démontrent l’enclenchement du mécanisme de coagulation. Contrairement à ce que les autorités affirment, dit le Dr Hoffe, « les caillots ne sont donc pas rares » :

Les conséquences ne seraient donc pas toujours spectaculaires, comme un AVC. Les symptômes de micro-thromboses dans le cerveau seraient typiquement une fatigue, parfois extrême, des vertiges et des maux de tête.

Comme l’explique ici un médecin luxembourgeois, un résultat normal de d-dimères se situe à 500. Il en a vu à 7500. Ce qui signifie potentiellement un risque mortel pour le patient, à court ou moyen terme.

Slovénie et France secouées par les décès post-vaccinaux de très jeunes femmes

Quelques jours après sa vaccination au Janssen, une Slovène de 20 ans est morte des suites d’une hémorragie cérébrale et de caillots sanguins. Un possible lien avec la vaccination étant soupçonné, la Slovénie vient de décider la suspension du vaccin américain, le temps de l’enquête.

Au même moment, en France, c’est le décès de Sofia, 17 ans, qui suscite émoi et interrogations. L’adolescente est morte quelques jours après son injection au vaccin de Pfizer. « Pas vraiment pour le vaccin », selon un article de Marianne, la famille appellerait cependant au calme et n’aurait pas (encore) porté plainte. Tout en réclamant des explications. Une autopsie, dont les conclusions sont encore inconnues, doit confirmer les soupçons d’embolie pulmonaire et en déterminer l’origine.

Dans l’ensemble, les médias français relatent l’affaire en s’attardant sur le fait que ce cas serait instrumentalisé par « la galaxie antivax », allant jusqu’à utiliser les termes « nouvelle martyre des antivax » pour qualifier la jeune femme.

En mai dernier, pour rappel, le vaccin Janssen a été retiré du programme de vaccination du Danemark, en raison des rapports internationaux évoquant des « caillots, hémorragies et niveau bas de plaquettes ». 

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