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Un deuxième conseiller fédéral suisse, Ignazio Cassis, ministre des affaires étrangères, est attaqué en justice pour avoir publiquement cautionné la manière de décompter les morts Covid imposée par l’OMS.

Le critère du simple test positif, même pour des patients asymptomatiques, a permis de gonfler la réalité de la dangerosité du Sars-CoV-2 dans l’opinion publique. Selon le plaignant, cautionner cette pratique viole plusieurs principes juridiques et lois pénales, dont le devoir de vérité.

Albert Knobel (photo), un ancien cycliste professionnel suisse, surtout connu ces dernières années pour avoir participé aux manifestations anti-mesures Covid en distribuant des exemplaires de la Constitution suisse, a déposé début janvier 2023 une plainte pénale contre l’ancien Président de la Confédération, Ignazio Cassis.

 

Aveux de complicité?

Ignazio Cassis, ancien médecin cantonal du Tessin, entré au gouvernement fédéral en 2017, est attaqué principalement pour les propos suivants, tenus lors d’une émission de la TV suisse-alémanique en janvier 2022:

  • Oui c’est normal, quelqu’un qui meurt dans un accident de voiture et qui est positif au Covid est un « mort Covid ».
  • Cela vient de la définition qui a été établie au niveau mondial et qui doit s’appliquer partout.
  • Que le chiffre absolu soit juste ou presque n’a pas d’importance, c’est l’évolution qui compte. Il y a toujours une marge d’erreur dans chaque décompte. Il faut bien avoir une définition de cas pour compter.
  • Mais ce n’est pas du tout la Suisse qui l’a fait, c’est l’OMS, pour que nous comptions tous de la même manière.

Pratique imposée par l’OMS

Cette information n’était en soi pas un scoop. Il était de notoriété publique qu’un test positif était le seul critère pour compter un décès Covid, même sans aucun symptôme du Covid.

Cette manière de compter les morts Covid, imposée par l’OMS à tous les pays, a généré un biais considérable dans la perception de la dangerosité du virus auprès de la population, des journalistes et des décideurs politiques.

Lorsque l’on sait que l’OMS est financée en grande partie par des organisations liées à la recherche sur les vaccins, on peut être tenté de penser que l’imposition de cette pratique s’est faite dans l’intérêt de cette industrie plutôt que dans l’intérêt public.

Biais massif connu depuis mars 2020

Très tôt dans la crise déjà, en mars 2020 (!), un article du journal britanniqueTelegraph relatait que les autorités sanitaires italiennes avaient quantifié ce biais, dans la plus grande indifférence.

Lors de la réévaluation par l’Institut national de la santé des 11’500 premiers certificats de décès des « morts » Covid, il s’est avéré que seuls 12% des certificats de décès ont montré une causalité directe avec le coronavirus. Le chiffre réel de victimes était donc de 1’380 et non pas de 11’500. Soit presque dix fois moins!

On se rappelle que ces chiffres italiens gonflés avaient été massivement utilisés en Suisse et ailleurs pour effrayer la population. Cautionner cette pratique revient-il à cautionner une fraude?

Quatre procédures Covid en cours

La plainte, de 11 pages, est très instructive sur les implications juridiques possibles d’une mauvaise gestion de l’exécutif. L’avenir nous dira si elle est recevable et sera traitée par le Ministère public de la Confédération. Ce sont actuellement pas moins de quatre procédures similaires qui sont en cours en Suisse:  contre Swissmedic, contre Alain Berset, contre la SSR et maintenant contre Ignazio Cassis.

Sources:

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